Nous prend-t-on pour des cons ?
Parfois, j’ai l’impression que les adultes se servent du fait que nous soyons des adolescents sans véritables opinions sur ce qui nous entoure, pour nous remplir la tête de conneries en tout genre. Je m’attaque à ce problème car, pas plus tard que jeudi, dans mon lycée nous avons eu une conférence sur le commerce équitable par Artisans Du Monde. Bon, pour l’instant, il n’y a pas de problème majeur. Après tout, pourquoi pas, peut être que certains ados pourront se sentir sensibles ou attirés par cet organisme et vouloir le suivre dans son raisonnement. Tout est possible de nos jours (même si je doute d’un tel enthousiasme venant des jeunes entre 15 et 17 ans). Mais, ce qui ne me plaît pas, c’est le fait de venir faire son speech devant des jeunes sans grande opinion sur le sujet et de dénigrer le système de façon vraiment catégorique. Je veux bien qu’on nous expose des idées et des arguments objectifs pour que nous nous fassions nous-même notre avis, mais je ne suis pas d’accord qu’on essaye de nous graver ça dans le crâne à coup de chanson mettant en scène un malheureux paysan face au très très méchant businessman (véridique !). C’est bon, quoi ! Il ne faut pas nous prendre pour des idiots ! On se serait cru en présence d’une secte en recherche de nouvelles victimes. Pathétique.
Le commerce équitable ? D’accord, c’est bien pour les paysans qui travaillent dur pour pas grand chose mais c’est cher, et en ces temps de crise, ce n’est pas le moment de se séparer du porte-monnaie, les amis. Et c’est pas moi qui le dis !
La Dernière Marche.

Pour cette première critique cinéma, j’ai choisis le film La Dernière Marche de Tim Robbins datant de 1995.
Matthew Poncelet (Sean Penn), condamné à mort pour l’assassinat d’un jeune couple, prend contact avec soeur Helen Prejean (Suzan Surandon) qui devient son guide spirituelle jusqu’à la date fatidique. Elle lui rend très régulièrement visite en prison et essaye de l’aider grâce à la Bible.
J’ai adoré ce film, notamment grâce à la superbe prestation des deux acteurs principaux. Et puis, il est vrai qu’on ne sait pas vraiment comment l’interpréter: est-ce un plaidoyer contre la peine de mort ou, au contraire, en faveur de celle-ci ? En tout cas, à la fin du film, on réfléchit longuement à notre propre opinion sur le sujet, on se pose un tas de question. D’ailleurs, à la fin, la dernière marche du condamné (d’où le titre du film), la marche que l’on appelle ainsi car c’est la dernière que fait le criminel en allant tout droit dans la salle d’exécution, est terriblement marquante et pleine d’émotion (les larmes ne pouvaient plus s’arrêter sans que je ne sache vraiment pourquoi). C’est d’ailleurs l’une des grandes réussites de ce film: nous boulverser, nous faire prendre presque de compassion pour un tel personnage alors que ce qu’il a fait est terrible ! Pourtant, je dois dire que tout ce que je souhaitais en visionnant cette scène, c’était qu’il ne soit pas exécuté. Ce film remet vraiment en question la peine capital et rien que pour cela, il vaut le coup d’être vu.
Préparez vos mouchoirs !
(Je tiens à vous prévenir que je ne suis peut être pas très objective sachant que je voue une admiration sans bornes à Sean Penn…).
Marre.
Je ne comprends pas. Il faut vraiment qu’on m’explique ce qu’on me reproche. J’ai l’impression d’être la paria, d’être la méchante. Je ne comprends pas pourquoi on s’acharne sur moi. Mais merde, quoi ! Regardez-vous ! Regardez votre petit nombril avant d’attaquer le mien ! Je commence à en avoir plus que marre d’être jugée à chaque fois que j’ouvre la bouche. Arrêtez de croire que je vous veux du mal ! Arrêtez de croire tout le contraire de ce que je suis ! Mais pourquoi vous me voyez comme ça ? Pourquoi vous vous montez la tête pour rien ? Je veux bien me remettre en question mais je vous jure que vous aussi, vous le devez. Et peut être plus que moi, parce que je sais reconnaître mes erreurs. Pourtant Dieu sait que je déteste les gens qui font de leurs problèmes et de leur vie un mélodrame du genre “pourquoi personne ne m’aime et ne me comprend ? qu’ais-je fais pour en arriver là ?”… Mais là, il fallait vraiment que je lâche ce qui me pèse sur l’esprit depuis un moment :
FAIS CHIER RAS LE CUL MERDE CROTTE DE BIQUE DE SA MERE !!!!! MARRE MARRE MARRE MARRE MARRE !!
P.S : On se demande si le mot “amitié” n’est pas usurpé parfois…